Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne

Côté terre. L’Amap de Bieuzy-Lanvaux prête à refleurir

Elles ne sont pas encore si répandues sur le territoire, mais sont recherchées par les consommateurs et les producteurs. Une Amap est en voie de constitution à Bieuzy-Lanvaux. À vos paniers…
 
1. Un territoire pas si couvert. Avec la floraison constante d’exploitations qui se tournent vers le bio, on pouvait s’attendre à voir exploser le nombre d’Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) sur le pays d’Auray. Mais non, en fait. Surprise : elles ne sont pas si nombreuses. Pour tout dire, le territoire en est presque dépourvu. À l’exception notable de Brec’h… Qui fonctionne bien. « On a actuellement une cinquantaine de familles de Brec’h et de dix communes alentour qui s’approvisionnent en légumes bio », annonce Morgan Ody, maraîchère de la Ferme des mange-tout. Morgan a initié le projet et est parvenue à fédérer quelques familles, ensuite constituées en association. La B’Amap propose toute l’année, les mardis et vendredis, de petits et grands paniers. Mais la B’Amap devrait donc avoir une petite sœur très prochainement…

 

2. Un projet qui rassemble. S’associer à une Amap, c’est faire un geste militant pour le développement de l’agriculture de proximité. C’est ainsi que le vivent adhérents et porteurs de projets. « Ce qui nous intéresse, c’est aussi d’aller vers les gens, de faire de nouvelles rencontres et partager certaines choses… L’un des intérêts, c’est de créer du lien social », explique Stéphanie Dupré, qui espère devenir l’une des futures « consomm’actrices » de l’Amap de Bieuzy-Lanvaux. « Le bouche-à-oreille constitue le principal canal de recrutement de nouveaux adhérents », rappelle de son côté Morgan Ody, venue prodiguer ses conseils au jeune couple de producteurs installé dans la ferme bio de Scoulboch. Alexandre Herlin et sa compagne Florence ont quitté la région parisienne pour prendre un virage à 180°. « C’est un projet qu’on avait en tête depuis un petit moment », sourit l’ancien commercial qui prend plaisir à plonger ses mains dans la terre.

 

3. Une renaissance. La ferme bio de Scoulboch, reprise il y a un an par Alexandre et Florence, connaît une nouvelle jeunesse. Elle a été exploitée pendant une trentaine d’années. C’était la source de l’approvisionnement de la pionniere des amaps du pays d’Auray : l’Amap du Loch. Mais depuis trois ans, les ronces et les friches avaient envahi les espaces cultivables. Jusqu’à l’arrivée d’Alexandre et de Florence, qui ont eu un coup de cœur pour l’endroit. « Longtemps, on a cherché un terrain agricole ». L’histoire était écrite d’avance : ce serait sur les terres de la première Amap du pays d’Auray. « On a défriché les espaces. Il y a eu beaucoup de travail, on a notamment évacué une partie du matériel et rénové le bâtiment ». Les terres de Scoulboch respirent, ont repris des couleurs. Sur trois hectares, des lignes diversifiées accueillent déjà une trentaine de légumes différents, issus de l’agriculture biologique (betteraves, tomates, oignons, courgettes…), et prêts à remplir les paniers des consommateurs de Pluvigner et des communes voisines.

 

4. Comment ça marche ? Ce ne sont pas les maraîchers qui porteront l’Amap. Pour que cela puisse fonctionner, des personnes intéressées et motivées doivent se constituer en association. Il faudra donc réunir une vingtaine de personnes. Une réunion d’information devrait être proposée au mois de juin (on vous tiendra au courant dans ces colonnes). Ensuite ? Le couple ambitionne de s’ouvrir, sans doute à la rentrée, à deux jours de livraison, sans doute à la ferme, avec une taille de panier pour commencer… Si l’envol est réussi, lAamap pourrait même s’étendre et proposer d’autres produits (pain, laitage…). On en salive d’avance…


Article original : Le Télégramme

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